Mercredi 18 octobre 2006
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Un travail à temps partiel pourrait être un bon compromis pour les mères de famille ayant le désir ou l’obligation financière de maintenir leur activité professionnelle, sans avoir à déléguer l’éducation de leurs enfants. Les emplois de ce type devraient pouvoir être développés.
Actuellement, un tiers des femmes travaillent à temps partiel. Depuis une dizaine d’années, certaines entreprises du tertiaire donnent accès à des postes à “temps partiel annualisé” ou “temps scolaire”. Cela a permis des embauches compensatoires, mais trop souvent de jeunes sans enfants car acceptant de travailler les mercredis, pendants les congés scolaires…
Un écueil que certaines femmes trouveront à cet emploi à temps partiel est le risque de difficulté de la progression au sein de l’entreprise. En effet, un moindre investissement en temps fait souvent que l’implication et les responsabilités pourront être différentes d’un temps plein à niveau de compétences égales.
En Suède, il existe une disposition qui permet à la mère ou au père d’un enfant de moins de 8 ans de réduire sa journée de travail de 2 heures (son salaire étant au prorata).
Par Philippe Rodet
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Publié dans : Projet "Elan"
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Mardi 10 octobre 2006
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Garder des enfants est un vrai travail puisqu’il existe des professionnels qui font cela tous les jours (personnel de crèche, assistante maternelle...). Dès lors, il semble normal de considérer le choix de rester au foyer pour éduquer ses enfants comme un travail et rémunéré en tant que tel. Il serait intéressant de réfléchir à la possibilité d’une rémunération des mères qui désirent rester à la maison pour élever leurs enfants et faire en sorte que ces années soient prises en compte d’une certaine manière pour leur retraite.
Il existait auparavant l’Allocation Parentale d’Éducation que touche le parent qui arrête de travailler jusqu’aux 3 ans révolus de l’enfant. À partir du premier janvier 2004, cette APE a été remplacée par le “Complément Libre Choix” de la PAJE qui s’adresse aux familles ayant 2 enfants au moins ; il est versé jusqu’au troisième anniversaire de l’enfant sans condition de ressources. La nouveauté est que ce complément est accordé dès le premier enfant pour 6 mois à la suite du congé maternité.
Cependant, une telle aide pose inévitablement des questions de mise en pratique: comment faire en sorte qu’il n’y ait pas de dérives et d’abus de la part de certains parents négligents qui verront là surtout une prime supplémentaire pour rester chez eux et ne s’investiront pas d’avantage dans l’éducation de leurs enfants ? Quels moyens de contrôle peuvent être utilisés ?
Ici se pose le problème de la bonne utilisation des allocations familiales en général. Certains proposent pour éviter dérives et abus, la mise en place d’un système analogue aux assistantes maternelles. On pourrait imaginer un agrément pour ces parents, qui, en faisant le choix de rester à la maison pour élever leurs enfants, s’engageraient à faire partie d’un réseau avec des professionnels de l’enfance. Des rencontres régulières avec des assistantes sociales, avec d’autres parents dans le même cas établiraient un lien régulier et éviteraient l’isolement propice à toute dérive. La validation de ces présences obligatoires donnerait droit au « salaire parental ». En cas d'incivilités de l'enfant ou de problèmes répétés à l'école, les parents devraient en répondre. Il faudra néanmoins prendre garde à ne pas imposer à ces parents une « bonne » façon d'éduquer les enfants.
Par ailleurs, l’expérience acquise pendant le temps au foyer est extrêmement précieuse et peut déboucher sur tous les métiers de l’enfance et du social. Une fois que l’enfant est scolarisé, on pourrait demander à ces parents de participer à la vie de l’école, des crèches municipales, parentales, à la surveillance dans les cantines…
Cette idée ne présenterait d'ailleurs pas un réel surcoût si l’on pense à l’équilibre familial apporté à bon nombre d’enfants et donc aux risques amoindris d’échec scolaire, de délinquance, etc…Et on peut même aller jusqu’à penser qu’il puisse y avoir un effet positif sur le taux de chômage (un actif en plus correspond à un supplément consommation et de croissance économique).
Par Philippe Rodet
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Publié dans : Projet "Elan"
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